Comment être heureux·se célibataire (sans faire semblant)

Entrée n° 118 ·

Sur une large plage de sable à l’heure dorée, une jeune femme d’environ vingt-six ans rit au milieu d’un groupe d’amis âgés d’environ vingt-quatre à vingt-sept ans, des femmes et des hommes, l’une d’elles racontant une histoire les mains en l’air ; une serviette rose foncé est étendue sur le sable à côté d’elle, quelques autres personnes marchent le long du rivage derrière eux, et tout le monde porte des t-shirts unis, des shorts et des chandails légers, sans lettrage ni logo.

Par L’équipe IF

Pour être heureux·se célibataire, bâtis une vie qui te semblerait pleine même si personne de nouveau n’arrivait jamais : des amitiés solides, la famille quand tu en as une, un travail ou des études qui ont du sens, et des choses que tu attends avec impatience chaque semaine. Arrête de traiter la vie de célibataire comme une salle d’attente, remarque quand c’est la comparaison qui parle, et sache ce que tu veux vraiment d’une relation, s’il y a lieu. Le bonheur en solo, ce n’est pas faire semblant de ne jamais vouloir de compagnie. C’est ne pas avoir besoin d’un·e partenaire pour commencer à vivre pour de vrai.

Tu es en très bonne compagnie. Dans le portrait des célibataires américains du Pew Research Center, environ la moitié des adultes célibataires disaient ne pas chercher de relation ni de rendez-vous, et les raisons les plus fréquentes étaient d’avoir des priorités plus importantes et simplement d’aimer être célibataire. Les chercheur·euses qui étudient le célibat ont d’ailleurs cessé de se demander si les célibataires sont plus heureux·ses ou plus malheureux·ses que les couples, pour s’intéresser à quand et pour qui la vie de célibataire rime avec l’épanouissement. La réponse dépend beaucoup, semble-t-il, du reste de ta vie.

Être heureux·se célibataire et avoir des sentiments pour quelqu’un ne sont pas non plus des contraires. Tu peux aimer ta vie et te surprendre à penser à une personne en particulier. IF est fait exactement pour ça : célibataire ou en couple, et peu importe qui tu as en tête, tu peux dire honnêtement à quelqu’un que tu connais ce que tu ressens, puis continuer ta vie jusqu’au moment où il sera juste d’agir.

Arrête de vivre dans la salle d’attente

La façon la plus rapide d’être malheureux·se en étant célibataire, c’est de le vivre comme une pause. Les vacances que tu prendrais avec un·e partenaire, l’appart que tu retaperais quand quelqu’un emménagerait, le passe-temps que tu commencerais quand la vie se calmerait : tout est reporté pour une personne qui n’est pas encore arrivée. Pendant ce temps, la vie que tu vis vraiment reçoit le moins d’attention.

Essaie de planifier la prochaine année comme si c’était simplement ta vie, parce que c’est le cas. Réserve le voyage avec tes ami·es. Fais de ton chez-toi un endroit où tu aimes revenir. Inscris-toi au cours. Rien de tout ça n’exclut l’amour. Ça veut dire que si quelqu’un se pointe, il ou elle rejoint une vie qui vaut déjà la peine d’être rejointe, et tu le ou la choisis parce que tu en as envie, pas parce que tu es fatigué·e d’attendre.

Investis dans les relations que tu as déjà

La romance est une forme de proximité, pas la seule. Dans une synthèse présentée au congrès de l’American Psychological Association, la psychologue Bella DePaulo a cité des recherches montrant que les personnes célibataires ont tendance à rester plus proches de leurs parents, de leurs frères et sœurs, de leurs ami·es, de leurs voisin·es et de leurs collègues que les personnes mariées, ainsi que des études associant le célibat à un fort sentiment de croissance personnelle.

Ces liens ne s’entretiennent pas tout seuls, par contre, surtout dans la vingtaine et la trentaine, quand les ami·es commencent à déménager dans d’autres villes et à emménager avec leur partenaire. Quelques habitudes les gardent vivants :

  • Un rendez-vous fixe. Un appel chaque semaine, un souper chaque mois, une marche le dimanche : quelque chose qui arrive sans que personne ait à tout organiser à partir de zéro.
  • Être la personne qui propose. La plupart des gens attendent d’être invités. Si tu lances le plan, tu seras surpris·e de voir combien de fois les gens disent oui.
  • Des amitiés entre les âges. Des collègues plus âgé·es, des voisin·es plus jeunes, un·e cousin·e que tu vois rarement. Les différentes étapes de la vie apportent différents types de soutien.
  • De la place pour la profondeur. Parle des vraies affaires avec au moins deux ou trois personnes, pas juste des plans et des potins.

Détermine ce que tu veux vraiment

Tout le monde ne veut pas la même chose d’une relation, et ça façonne la façon dont on vit le célibat. Dans une étude menée auprès de plus de quatre mille personnes en Nouvelle-Zélande, être en couple allait de pair avec une plus grande satisfaction de vivre en moyenne, mais les personnes les plus centrées sur l’évitement des conflits et des désaccords étaient tout aussi satisfaites célibataires qu’en couple. L’étude était corrélationnelle, donc elle ne peut pas dire ce qui cause quoi, mais elle soulève un point utile : il n’y a pas de réponse unique sur la question de savoir si une relation te rendrait plus heureux·se.

Alors demande-toi honnêtement. Veux-tu un·e partenaire, ou veux-tu de la compagnie, de l’affection, quelqu’un avec qui faire des plans, ou simplement que les gens arrêtent de te poser la question ? Certains de ces besoins peuvent être comblés autrement. D’autres non, et c’est correct de vouloir l’amour et de le dire. Si une partie de toi attend de se sentir assez bien avant de laisser quelqu’un s’approcher, faut-il d’abord s’aimer soi-même vaut la lecture ; la réponse courte, c’est non.

Traverse les jours difficiles avec douceur

Même les personnes célibataires les plus heureuses ont des jours qui piquent : le mariage d’un·e ami·e où tout le monde a un·e plus-un·e, un temps des fêtes rempli de couples, un dimanche tranquille après une semaine chargée. Ces jours-là ne prouvent pas que quelque chose cloche dans ta vie. Ce sont juste des jours.

  • Planifie les dates difficiles à l’avance. Si la Saint-Valentin ou un événement familial approche, prévois quelque chose de plaisant à faire ce soir-là, et être célibataire à la Saint-Valentin propose des idées pour cette journée en particulier.
  • Remarque la différence entre être seul·e et se sentir seul·e. Le temps passé seul·e peut être reposant. La solitude est un signal que tu as besoin de plus de connexion, et la réponse est habituellement une personne, pas un plan de développement personnel.
  • Limite le défilement. Les publications de fiançailles et les vacances de couples sont des montages des meilleurs moments. Si elles te laissent plus mal, éloigne-toi pour une soirée.
  • Parle à quelqu’un en qui tu as confiance. Un·e ami·e qui te connaît bien peut habituellement distinguer une mauvaise journée d’un problème plus gros mieux que toi à minuit.

Heureux·se célibataire, ou juste survivre ?

Les deux sont des états corrects, mais ça aide de savoir dans lequel tu es, parce qu’ils demandent des choses différentes. Une vérification rapide et honnête :

  • L’épanouissement ressemble à peu près à ça : tu fais des plans pour ta propre vie sans attendre personne, ta semaine compte des gens que tu es content·e de voir, et tu peux imaginer une relation comme un ajout plutôt qu’un sauvetage.
  • La survie ressemble à peu près à ça : les fins de semaine te semblent longues, tu dis oui à des rendez-vous qui ne t’emballent pas pour que la soirée ne soit pas vide, ou tu as arrêté de dire à tes ami·es comment tu vas vraiment.
  • Si c’est surtout de la survie, commence par la connexion plutôt que par les rendez-vous : un plan fixe de plus, une conversation honnête, une activité hebdomadaire qui te sort de la maison. Les rendez-vous deviennent plus faciles à partir de là.

Reste ouvert·e sans être en attente

Être heureux·se célibataire ne veut pas dire fermer la porte. Ça veut dire que tu fréquentes, ou pas, à partir d’une vie pleine plutôt que d’une vie vide, et ça change tout dans ta façon de choisir. Tu remarques les signaux d’alarme plus vite, tu es moins tenté·e de te contenter de peu, et tu es plus toi-même à un premier rendez-vous parce que tu ne passes pas une audition pour être sauvé·e. Si tu te demandes pourquoi ça n’est pas encore arrivé, pourquoi suis-je encore célibataire examine les raisons honnêtes, et fréquenter dans la vingtaine explique comment bien fréquenter pendant que tu bâtis tout le reste.

Où IF entre en jeu : heureux·se célibataire, cœur honnête

Parfois, la personne à qui tu penses n’est pas disponible : elle est avec quelqu’un, ou tu l’as rencontrée au mauvais moment. Être heureux·se célibataire n’exige pas de faire semblant que ce sentiment n’existe pas, ni de mettre ta vie en pause pour lui. La poursuivre alors qu’elle est avec quelqu’un voudrait dire l’aider à tromper son partenaire et garder le silence là-dessus, ce qui n’a rien à voir avec une vie de célibataire qui vaut la peine ; le dire honnêtement, sans rien exiger d’elle pour l’instant, c’est une tout autre affaire. IF te donne un moyen de le faire. C’est un endroit où n’importe qui, célibataire ou en couple, peut dire à une personne ce qu’il ou elle ressent, honnêtement, puis laisser le sentiment là pendant que la vie continue.

Si vous êtes tou·tes les deux célibataires et qu’elle est sur IF, un Like suffit, et un clavardage s’ouvre quand elle accepte. Si l’un·e de vous a un·e partenaire, ou si elle ne s’est pas jointe, tu écris un IF : jusqu’à 250 caractères, scellé, sans clavardage possible avant que vous soyez tou·tes les deux célibataires. Tu peux la trouver dans Swipe, ou dans Search en utilisant les coordonnées qu’elle a choisi de te donner : une adresse courriel, un numéro ou un identifiant Instagram ; une adresse courriel lui envoie une brève invitation, tandis qu’un numéro ou un identifiant n’envoie rien et l’IF attend simplement au cas où elle se joindrait. Si elle utilise IF, on peut lui dire qu’un IF l’attend, mais pas de qui, ni ce qu’il dit, avant qu’il soit révélé.

La bonne personne, au mauvais moment ? Attends-la sur IF, de la façon la plus saine qui soit : dis-le une fois, comme il faut, puis retourne à tes ami·es, à tes voyages et à la vie que tu bâtis. L’envoi de ton premier IF est gratuit.

Questions fréquentes

Est-ce normal d’être heureux·se célibataire ?

Oui. Beaucoup de personnes célibataires sont bien dans leur peau et s’épanouissent, et environ la moitié des célibataires dans une grande enquête disaient ne pas chercher de relation du tout. Le bonheur en solo dépend beaucoup plus de la qualité de tes autres relations et de la forme de ta vie que du fait d’avoir ou non un·e partenaire.

Comment arrêter de se sentir seul·e quand on est célibataire ?

Traite la solitude comme une demande de connexion plutôt qu’un verdict sur toi. Fixe des plans réguliers avec des gens que tu aimes, joins-toi à une activité qui se réunit chaque semaine, et fais savoir à tes ami·es quand tu aimerais plus de compagnie. Des contacts petits et fréquents aident plus que de grands événements occasionnels.

Est-ce correct de ne pas vouloir de relation ?

Tout à fait. Certaines personnes préfèrent la vie de célibataire pour un temps, d’autres pour de bon, et d’autres ont simplement d’autres priorités en ce moment. Tu ne dois d’explication à personne, et tu peux changer d’idée quand tu veux.

Comment profiter de sa vie de célibataire quand ses ami·es sont en couple ?

Garde tes amitiés en tête-à-tête, pas seulement dans le cadre de plans de couples, et propose des activités qui conviennent à tout le monde, comme des sorties de jour, des marches ou des soupers à la maison. Tisse aussi des amitiés avec d’autres personnes célibataires, et dis honnêtement si tu te sens mis·e de côté. Les bon·nes ami·es feront de la place.

Fais de ta vie de célibataire une vie que tu aimes, pas une vie que tu attends de quitter. Et si quelqu’un ne sort pas de ta tête, dis-le une fois dans un IF, puis va profiter de tout le reste pendant qu’il attend.