Rencontres dans la trentaine : ce qui change et ce qui fonctionne
Entrée n° 024 ·

Par L’équipe IF
Faire des rencontres dans la trentaine, c’est plus difficile sur quelques points pratiques, et plus facile sur ceux qui comptent. Trois choses changent : tu croises moins de nouvelles personnes sans le chercher, parce que plus de tes amis sont en couple et que tes semaines suivent une routine; tu te connais mieux et tu as moins de patience pour le flou; et les questions d’échéancier — les enfants, l’endroit où tu veux vivre, le rythme auquel tu veux avancer — cessent d’être hypothétiques. Ce qui fonctionne, c’est d’aborder les rencontres avec intention : dis tôt ce que tu veux, demande ce que l’autre veut, voyez-vous plus vite, et vois un « non » clair comme du temps qu’on te redonne. Il n’est pas trop tard, et ce n’est pas une course.
Si tu lis ces lignes à trente et un ans, après un été passé aux mariages des autres, ou à trente-sept ans, après une longue relation qui s’est terminée dans un appartement rempli des meubles de quelqu’un d’autre, tu n’es pas en retard. Il n’y a pas d’échéancier que tu aurais manqué. Il y a juste la vie que tu as maintenant, qui est souvent un meilleur point de départ pour faire des rencontres que celle que tu avais à vingt-quatre ans : plus stable, plus claire, plus à toi.
La trentaine apporte aussi une complication plus discrète : de plus en plus de personnes avec qui tu cliques sont déjà avec quelqu’un. Ressentir quelque chose pour l’une d’elles, c’est honnête, pas une erreur. IF, l’application de rencontres que nous avons créée pour tout le monde, célibataire ou en couple, laisse de la place aux deux sortes de sentiments : un Like quand vous êtes tous les deux célibataires et, quand l’autre est en couple, un IF scellé qui attend que vous le soyez tous les deux, pour que tu n’aies jamais à choisir entre le dire et préserver la paix.
Est-ce plus difficile de faire des rencontres dans la trentaine?
En partie, et pas seulement à cause de ton âge. Quand Pew a sondé des Américains pour un rapport publié en 2020, près de la moitié ont affirmé que faire des rencontres était devenu plus difficile pour la plupart des gens au cours des dix années précédentes. Une partie de ce qui ressemble à un problème de la trentaine est simplement un problème des rencontres d’aujourd’hui. Une autre partie appartient vraiment à cette décennie.
Ce qui devient plus difficile
- Il y a moins d’endroits qui te mettent en contact avec des inconnus. L’université, les colocs et le 5 à 7 du vendredi à ton premier emploi faisaient bien des présentations sans en avoir l’air. Maintenant, une semaine complète peut passer sans un nouveau visage de l’autre côté de la table.
- Tes amis se casent. Le groupe qui sortait le samedi organise maintenant des soupers, et tu es la personne qu’ils se promettent toujours de présenter à quelqu’un.
- Tu as moins de temps libre. Travail, loyer ou hypothèque, famille : les rencontres doivent se faufiler dans des soirées déjà bien remplies.
- Tu as plus de vécu, et chaque personne que tu rencontres aussi. C’est moins un bagage qu’une information, mais ça prend plus de temps à partager.
Ce qui devient plus facile
- Tu sais ce que tu aimes, et ce que tu n’endureras plus.
- Tu es peut-être plus prêt à t’engager qu’à vingt-cinq ans, et beaucoup des personnes que tu rencontres aussi : dans une étude sur la disposition à s’engager, les personnes qui se sentaient prêtes à s’engager étaient plus investies dans leur relation et environ 25 % moins susceptibles de rompre.
- Tu as une vie à toi, et une relation vient s’y ajouter plutôt que la compléter.
- Les petits jeux deviennent lassants. La plupart des gens dans la trentaine préfèrent entendre « J’ai passé une belle soirée » plutôt que de décoder trois jours de silence.
Le nombre de personnes que tu rencontres diminue donc, mais la part de celles qui veulent la même chose que toi tend à augmenter : une pièce plus petite, avec moins de « peut-être » dedans.
Parler d’échéancier, c’est la nouvelle jasette
Le plus grand changement de la trentaine ne tient pas à qui tu rencontres, mais à ce que tu as besoin de savoir sur cette personne, et à quel moment. À vingt-cinq ans, « Veux-tu des enfants? » pouvait attendre un an. À trente-quatre ans, un an sans poser la question peut vous coûter à tous les deux quelque chose qui ne se rattrape pas. Même chose pour l’endroit où tu veux vivre et l’importance que tu accordes au mariage.
Rien de tout ça ne veut dire faire passer un interrogatoire à quelqu’un entre l’entrée et le plat principal. Ça veut dire être honnête tôt, avec légèreté, et dans le bon ordre.
Parler d’enfants sans que ça tourne à l’entrevue
Donne d’abord ta propre réponse, puis pose la question. « J’aimerais avoir des enfants un jour, alors j’essaie de le dire d’emblée — toi, tu te situes où là-dessus? » paraît chaleureux. « Veux-tu des enfants, oui ou non? » ressemble à un formulaire. Essaie d’avoir cette conversation dans les premiers rendez-vous. Pour les personnes LGBTQ+, elle porte souvent sur le comment autant que sur le si — adoption, gestation pour autrui, don de gamètes ou coparentalité — et mérite la même honnêteté précoce et sans gêne. Si vos réponses divergent, sortir avec quelqu’un qui ne veut pas d’enfants passe en revue les issues honnêtes.
Le rythme mérite sa propre conversation
Les enfants sont l’échéancier évident; le rythme est l’échéancier discret. Une personne veut être exclusive au bout d’un mois; l’autre trouve que six mois, c’est vite. L’une veut rencontrer tes amis tôt; l’autre garde ses rendez-vous dans une case à part tant qu’elle n’est pas sûre. Personne n’a tort, mais un décalage jamais nommé se transforme en des mois d’anxiété sourde. Demande comment l’autre aime que les choses se déroulent, et dis comment toi, tu fonctionnes.
Quand ta réponse honnête est « Je ne sais pas trop »
Ne pas savoir est une réponse légitime, et bien meilleure qu’une réponse assurée que tu ne penses pas. Dis-le simplement, et dis ce qui t’aiderait à trancher. Les personnes qui ont besoin de certitudes pourront alors choisir en toute connaissance de cause, et celles qui se cherchent encore seront soulagées que tu l’aies dit en premier.
Se presser, ou avoir tout son temps
Selon qui tu es, les conseils qu’on te donne dans la trentaine sont soit « dépêche-toi » — l’horloge, la fenêtre, la tante bien intentionnée au mariage —, soit « tu as tout ton temps ». Les deux discours nuisent. La précipitation te pousse à te contenter de quelqu’un qui ne te convient pas parce qu’il est là, ou à cacher ce que tu veux de peur de faire fuir. Le « rien ne presse » laisse le « on verra bien » s’étirer pendant des années sur lesquelles quelqu’un d’autre comptait pour ses projets.
La réponse est la même pour tout le monde : affiche tes couleurs. Si tu veux des enfants, ou quelqu’un avec qui bâtir une vie, le dire tôt n’est pas « trop »; c’est le moyen le plus rapide de trouver quelqu’un qui veut la même chose, et ça paraît rarement aussi intense que tu le crains. Si tu sais déjà que tu ne veux pas d’enfants ou rien de sérieux, dis-le tout aussi tôt. Propose un vrai plan plutôt qu’un vague « on prendra un verre un moment donné ».
Garde tes exigences pour la façon dont on te traite, pas pour une liste de critères, et garde le reste de ta vie bien rempli : quelqu’un qui a ses amis et ses intérêts est plus facile à aimer, et plus facile à vivre au quotidien.
Où rencontrer des gens dans la trentaine
Tes amis en couple ne sont pas la preuve que tu es en retard. Ce sont les meilleurs entremetteurs que tu aies, et beaucoup d’entre eux te présenteraient quelqu’un avec plaisir si tu le leur demandais — ils l’offrent rarement, de peur de se tromper. Alors demande, et sans détour : pas « fais-moi signe si tu croises quelqu’un », mais « Est-ce qu’il y a quelqu’un à ton travail avec qui tu penses que je m’entendrais bien? » Dis oui au souper où tu ne connaîtras que les hôtes, et inscris-toi à une activité qui se réunit chaque semaine, pour que les mêmes visages deviennent assez familiers pour engager la conversation.
Si tu utilises des applications, mets-y la même intention. Choisis-en une ou deux qui correspondent à ce que tu cherches — notre guide des principales applications de rencontres explique laquelle convient à quelle situation, IF comprise. Utilise-les pendant des périodes courtes et définies plutôt que chaque fois que tu t’ennuies, et dis ce que tu cherches dans les premiers messages, pas au cinquième rendez-vous. Voyez-vous vite, avant qu’une conversation prometteuse ne tourne en correspondance entre amis de plume. Et garde les réflexes de sécurité habituels : un lieu public, et un ami qui sait où tu es.
Connais tes besoins, assouplis tes envies
Dans la trentaine, tu as eu assez de rendez-vous pour savoir ce que tu ne veux pas, et la liste s’allonge à chaque déception. Une partie relève de la sagesse; une autre, des cicatrices. Alors fais le tri : quelques besoins sans lesquels tu ne pourrais vraiment pas bâtir une vie — souvent les enfants, l’honnêteté, des valeurs communes, l’endroit où vivre — et une liste plus longue d’envies agréables, mais négociables. Besoins et envies dans une relation approfondit le sujet, et ce qu’il faut chercher chez un partenaire détaille les qualités qui prédisent vraiment une bonne relation.
Ensuite, laisse tes envies te surprendre. Dans une étude de rencontres éclair, les qualités que les gens disaient rechercher à l’avance ne prédisaient pas grand-chose de qui les attirait en personne. La personne qui rendra ta trentaine facile ne ressemblera peut-être en rien à celle que tu décrivais à vingt-six ans.
Laisse ton profil le dire en premier
La conversation sur l’échéancier est plus facile avant même de vous être rencontrés, et c’est là qu’IF t’aide. Ton profil IF comporte un champ facultatif, Enfants, avec cinq réponses honnêtes — « Un jour », « Aucun », « J’en ai, j’en veux d’autres », « J’en ai, c’est assez » et « Pas certain·e » — et un champ Recherche, où « Sérieux » dit aux gens ce que tu viens chercher avant même qu’on te dise bonjour.
Avec les forfaits payants d’IF, Priorités te permet de classer tes préférences et de les répartir en Besoins et Envies. Fais de « Sérieux » un Besoin, et les profils qui cherchent autre chose descendent loin dans ta pile au lieu de disparaître — une personne, c’est plus qu’un champ, et une conversation peut faire changer une réponse.
Quand la personne qui te plaît est déjà prise
Parfois, le plus dur n’est pas de rencontrer quelqu’un, mais d’avoir déjà rencontré cette personne au mauvais moment : elle est mariée, fiancée ou installée avec quelqu’un d’autre. Ça arrive plus souvent dans cette décennie, simplement parce que plus de gens que tu rencontres sont déjà en couple. Avoir des sentiments pour quelqu’un de pris n’a rien de honteux. Les seules limites sont de tromper et de mentir, et les deux font mal.
Sans franchir ces limites, tu as de vraies options. Tu peux garder ce sentiment pour toi. Tu peux le lui dire, et c’est courageux, mais se déclarer en face à face comporte des risques : ça met cette personne dans une position délicate au sein d’une relation qu’elle a choisie, et on ne peut pas revenir en arrière. Tu serais peut-être mieux de le dire dans un IF, un message privé et scellé qui ne s’ouvre que si vous êtes un jour tous les deux célibataires. Aucune conversation ne peut s’ouvrir tant que l’un de vous est avec quelqu’un, et si un jour le moment s’aligne, tu es déjà là pour lui montrer depuis combien de temps elle te plaît. Un béguin pour quelqu’un qui est pris pèse chaque option. Bonne personne, mauvais moment? Attends-la sur IF. Attendre, ce n’est pas gaspiller ta trentaine, tant que tu continues à la vivre.
Où IF trouve sa place
Dans la trentaine, les personnes qui comptent arrivent souvent au mauvais moment : l’ami d’un ami qui est fiancé, la collègue installée en couple, la personne d’il y a des années qui est toujours avec quelqu’un d’autre. IF est une application de rencontres pour tout le monde, célibataire ou en couple, construite autour d’une idée : tu devrais pouvoir dire ce que tu ressens, peu importe le moment. Quand vous êtes tous les deux célibataires, un Like, une fois accepté, ouvre un clavardage. Quand l’un de vous est en couple, aucun clavardage ne peut s’ouvrir, mais tu peux quand même envoyer un IF de 250 caractères maximum, par Swipe ou par Recherche avec une adresse courriel, un numéro de téléphone ou un identifiant Instagram que tu as déjà.
Si tu es célibataire et que l’autre le devient, tu as 24 heures pour le dévoiler. Une fois ton IF dévoilé, cette personne choisit de l’accepter ou non, et l’accepter ouvre un clavardage avec ton IF comme premier message. Et si c’est toi qui es en couple, tu peux quand même en envoyer un : il attend simplement que vous soyez tous les deux célibataires. Bon à savoir sur la façon dont il est reçu : si cette personne est sur IF, elle peut être avisée qu’un IF l’attend — jamais de qui il vient ni ce qu’il dit —, même si on peut deviner d’après le contexte. Si elle n’est pas encore sur IF, un IF envoyé à une adresse courriel déclenche un seul courriel d’invitation, court, tandis qu’un IF envoyé à un numéro de téléphone ou à un identifiant Instagram n’envoie absolument rien et est conservé au cas où elle s’inscrirait. Sachant cela, le choix t’appartient.
Ton premier IF est gratuit. En écrire un demande un peu de courage, et c’est un peu le but : tu le dis une fois, tu penses chaque mot, et tu le laisses attendre à ta place. Dans une décennie pleine de personnes dont le moment n’a pas coïncidé avec le tien, il peut te mener là où tu devais être depuis toujours.
Les questions qu’on se pose
Est-ce normal d’être célibataire dans la trentaine?
Oui. Bien des gens sont célibataires à trente ans, à trente-cinq ans et plus tard, après une longue relation, des années consacrées au travail ou à prendre soin de quelqu’un, ou simplement parce qu’ils n’ont jamais rencontré la bonne personne au bon moment. Ça ne dit rien de ta valeur. Si tu approches de la quarantaine, notre guide sur les rencontres dans la quarantaine prend le relais de celui-ci.
Est-ce plus difficile pour les femmes ou pour les hommes de faire des rencontres dans la trentaine?
Ni les femmes ni les hommes n’ont, en soi, la vie plus dure. Les gens décrivent des pressions différentes — certains se sentent bousculés par les discours sur l’horloge qui tourne, d’autres se font dire que rien ne presse —, mais ce qui aide est pareil pour tout le monde : dis clairement ce que tu veux, et pose la question tôt.
À quel moment parler d’enfants quand on fait des rencontres dans la trentaine?
Dès les premiers rendez-vous, avec légèreté, et toujours avant de convenir d’être exclusifs. Commence par ta propre réponse plutôt que de demander la sienne à froid. Si ta réponse figure déjà sur ton profil, une bonne partie du travail est faite avant même la rencontre.
Est-il trop tard pour trouver quelqu’un à 35 ans?
Non. Des gens rencontrent l’amour de leur vie à trente-cinq, quarante-cinq ou soixante-cinq ans. Ce qui change avec l’âge, ce n’est pas la possibilité de l’amour, mais l’intention que tu mets à le chercher : moins de rencontres par hasard, plus de rencontres voulues. Parfois, c’est quelqu’un que tu as connu il y a des années, quand le moment n’était pas le bon. Si cette personne n’est toujours pas libre, un IF te permet de le dire maintenant et d’attendre que le moment s’aligne.
Ta trentaine n’est pas une date limite. C’est la décennie où tu sais enfin ce que tu veux, alors dis-le — dans un Like aujourd’hui, ou dans un IF qui te garde ta place jusqu’à ce que vous soyez tous les deux célibataires.